Taylor Swift adoratrice de Satan : pourquoi les stars de la musique sont accusées de satanisme ?

PointĂ© du doigt, le chanteur Shane Lynch comme performant des rituels satanistes sur scĂšne, Taylor Swift a dĂ©clenchĂ© une nouvelle panique morale. Mais c’est loin d’ĂȘtre la premiĂšre star concernĂ©e. Dans l’un de ses derniers concerts, Taylor Swift monte sur scĂšne avec Continuer la lecture Taylor Swift adoratrice de Satan : pourquoi les stars de la musique sont accusĂ©es de satanisme ?

Iran: 250 membres d’un «rĂ©seau sataniste» dont 3 EuropĂ©ens arrĂȘtĂ©s

Par Le Figaro avec AFP https://www.lefigaro.fr/international/iran-250-membres-d-un-reseau-sataniste-dont-3-europeens-arretes-20240517 La police iranienne a annoncĂ© vendredi avoir arrĂȘtĂ© plus de 250 personnes, dont trois EuropĂ©ens, pour avoir fait la promotion du Â«satanisme» Ă  l’ouest de la capitale TĂ©hĂ©ran, a rapportĂ© l’agence officielle Irna. La police Â«a annoncĂ© l’identification Continuer la lecture Iran: 250 membres d’un «rĂ©seau sataniste» dont 3 EuropĂ©ens arrĂȘtĂ©s

Une « tablette maudite » mĂ©diĂ©vale invoquant Satan dĂ©couverte au fond d’une latrine en Allemagne

Source: https://www.geo.fr/histoire/archeologie-tablette-maudite-medievale-invoquant-satan-decouverte-fond-latrine-allemagne-rostock-217988 Des archĂ©ologues allemands ont rĂ©cemment dĂ©couvert un morceau de plomb datant du XVe. Il pourrait s’agir d’une « tablette de malĂ©diction » invoquant Satan. Si on ne sait pas qui sont ces deux personnes visiblement visĂ©es par la malĂ©diction, les Continuer la lecture Une « tablette maudite » mĂ©diĂ©vale invoquant Satan dĂ©couverte au fond d’une latrine en Allemagne

la série qui nous a fait aimer le Diable

Ce soir sur Netflix : la sĂ©rie qui nous a fait aimer le Diable – News SĂ©ries –

Elle est la sĂ©rie qui a fait du Diable un personnage attachant, humain, complexe et hilarant et qui a conquis un public tellement dĂ©vouĂ© qu’il a rĂ©ussi Ă  la faire durer : on a nommĂ© “Lucifer”, la drĂŽle, la biblique, la diabolique.

https://geo2.dailymotion.com/player/x1hyz.html?mute=true

Certains l’appellent le Diable, Satan, le Malin ou encore BelzĂ©buth, ici on opte pour Lucifer Morningstar (traduisez par â€œĂ©toile du matin”), autrefois connu sous le nom de Samael, le Porteur de LumiĂšre. ChassĂ© du Paradis pour s’ĂȘtre rebellĂ© contre son pĂšre, Dieu, le fameux ange dĂ©chu devenu Seigneur des Enfers dĂ©cide d’abandonner son monde souterrain pour des vacances Ă  Los Angeles, aux cĂŽtĂ©s de son acolyte dĂ©moniaque, la terrible Maze (Lesley-Ann Brandt).

Dans la CitĂ© des Anges, il dirige dĂ©sormais sa propre boĂźte de nuit et devient en parallĂšle, aprĂšs un concours de circonstances, consultant auprĂšs du dĂ©partement de police de Los Angeles (LAPD) oĂč il fera Ă©quipe avec la dĂ©tective Chloe Decker (Lauren German). Mais alors qu’il a le pouvoir de sĂ©duire le monde entier, Chloe, elle, est immunisĂ©e. Pourquoi ? C’est lĂ  un mystĂšre qu’il va falloir tenter de rĂ©soudre.

Lucifer

Lucifer

Tout droit sortie de l’univers DC, la sĂ©rie est adaptĂ©e des bandes dessinĂ©es de Neil GaimanSam Kieth et Mike Dringenberg. C’est en 2016 qu’elle dĂ©barque sur nos Ă©crans
 et la suite est pleine de rebondissements !

AprĂšs avoir fait ses dĂ©buts sur la Fox aux États-Unis, Lucifer est soudainement annulĂ©e en 2018 avant de se voir offrir une nouvelle chance – et une saison 4 – par Netflix Ă  la suite d’une campagne acharnĂ©e des fans pour la sauver. Et lĂ , c’est la rĂ©surrection
 et consĂ©cration ! Forte de son succĂšs, elle dĂ©dicacera mĂȘme un Ă©pisode Ă  ses “Lucifans” dĂ©vouĂ©s avant d’ĂȘtre renouvelĂ©e pour une cinquiĂšme saison, annoncĂ©e comme la derniĂšre. Mais une nouvelle fois, retournement de situation : le programme plaĂźt tant et ses audiences augmentent de façon si constante qu’une sixiĂšme saison finale est programmĂ©e.

Son succĂšs, Lucifer le doit Ă  son intrigue captivante, ses enquĂȘtes divertissantes et surtout ses personnages touchants : ici, on s’attache Ă  un dĂ©mon, tout autant qu’à un ange, Ă  une humaine tout autant qu’au Diable en personne. Dan, Ella, Linda, Amenadiel, Chloe, Trixie, Maze, Lucifer (ou Luci pour les intimes) : voilĂ  des noms dont vous vous souviendrez certainement.

DrĂŽle, Ă©pique et pleine de cƓur, la sĂ©rie policiĂšre – qui n’était pas censĂ©e l’ĂȘtre d’ailleurs â€“ passionne sacrĂ©ment ses spectateurs, charmĂ©s par un Diable en proie aux doutes et incertain, complexe et terriblement humain, et par le charisme de celui qui l’interprĂšte, le gĂ©nial Tom Ellis, Ă  l’accent britannique envoĂ»tant (pour les adeptes de la VO).

AdorĂ©e et largement plĂ©biscitĂ©e, Lucifer est une petite pĂ©pite Ă  la fois amusante et pleine de suspens, diabolique et hĂ©roĂŻque, et surtout palpitante Ă  souhait – parfaite pour ĂȘtre binge-watchĂ©e. Foncez.

Lucifer, créée par Tom Kapinos, avec Tom EllisLauren GermanD.B. Woodside


Six saisons Ă  voir sur Netflix.

Le Satanic Flea Market : un marché satanique « anti-Noël » en plein coeur de Londres

Le Satanic Flea Market : un marchĂ© satanique « anti-NoĂ«l » en plein coeur de Londres Écrit par Judith Chouzenoux PubliĂ© le 17 dĂ©cembre 2021, mis Ă  jour le 17 dĂ©cembre 2021 Au cƓur du quartier londonien d’Islington se cache un marchĂ© peu commun Continuer la lecture Le Satanic Flea Market : un marchĂ© satanique « anti-NoĂ«l » en plein coeur de Londres

Soutane ou Satan ? Un Ă©vĂȘque dĂ©missionne pour une romanciĂšre Ă©rotique SM

Soutane ou Satan ? Un evĂȘque dĂ©missionne pour une romanciĂšre Ă©rotique SM

Pourquoi raccrocher sa mitre, quand on est Ă©vĂȘque, connu pour des positions politiques plus nationalistes que scabreuses, farouchement opposĂ© tant Ă  l’avortement, qu’à l’euthanasie ou des propos homophobes
 sinon par amour ? Ah, l’amour… L’aventure commença pour Xavier Novell Ă  Barcelone, quand il fut nommĂ© Ă  41 ans Ă©vĂȘque — devenant le plus jeune de toute l’Espagne. 

PUBLIÉ LE :

09/09/2021 Ă  19:24

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Silvia Caballol est originaire de Catalogne : psychologue diplĂŽmĂ©e de la clinique de l’universitĂ© autonome de Barcelone, elle a rĂ©alisĂ© un troisiĂšme cycle en psychologie de la santĂ©. Et par la suite, elle ajoute des cours de sexologie, des techniques anti-stress, ainsi qu’une formation au yoga. Elle se dit aussi passionnĂ©e par les religions catholiques et musulmanes.

En outre, Silvia Caballol Ă©crit : romanciĂšre, orientĂ©e vers le satanisme, les fictions Ă©rotiques, Ă  tendance sado-maso, indiquent les rĂ©sumĂ©s de ses Ɠuvres. Amusant : l’évĂȘque Xavier Novell Ă©tait un partisan de l’exorcisme plutĂŽt acharnĂ©. Un premier point commun — ou comme dirait l’autre, Satan l’habite. Ă€ moins qu’il ne le dise plus tard.

L’auteure se prĂ©sente comme curieuse de tout, compris, semble-t-il d’inverser les rĂŽles et de dĂ©couvrir sous la soutane Ă©piscopale ce qui peut bien se tramer.

Dieu foi Dieu : quatre

Voici quelques semaines, dans la torpeur de l’Ă©tĂ© espagnol, Xavier Novel a officialisĂ© sa dĂ©mission. Stupre. Non : stupeur. Au dĂ©part, n’étaient Ă©voquĂ©es que « des raisons strictement personnelles », mais au fil des jours, les mĂ©dias ont mis le doigt sur la responsable de cette dĂ©fection. Comme qui dirait, on leur a assurĂ©ment mis la puce Ă  l’oreille (ah, merci M’sieur Duneton)…

En effet, un tel dĂ©part – rare – met d’ordinaire des mois Ă  ĂȘtre actĂ© par le Pape, seul habilitĂ©, et certains avaient remarquĂ© que la carriĂšre de l’Ă©vĂȘque fut brutalement freinĂ©e aprĂšs l’élection de François 1er. Or, non seulement le souverain pontif lui accorda le droit de quitter ses fonctions en quelques semaines Ă  peine, mais plus encore, le Vatican refusait de formuler le moindre commentaire.

Or, loin d’imaginer que cette Ève tentatrice aurait dĂ©tournĂ© l’homme d’Église de sa profession de foi, c’est en rĂ©alitĂ© Xavier qui, sous le charme de l’Ă©crivaine, a prĂ©fĂ©rĂ© la chair Ă  l’esprit fut-il ardent ou Saint. « Dans chaque Ă©glise, il y a toujours quelque chose qui cloche Â», disait PrĂ©vert, assez fort pour couvrir le tocsin.

Ne pas confondre Femme folle Ă  la messe et femme molle Ă  la fesse

Rabelais mis Ă  part – Ă  qui l’on doit ce dĂ©licieux calembour –, nombre des confrĂšres episcopaux (mais sans douleur) ont rapidement estimĂ© que le corps du malheureux Ă©tait, de toute Ă©vidence, possĂ©dĂ© par le dĂ©mon. Qu’un exorcisme s’imposait pour soustraire cette Ăąme aux griffes de Satan, selon les prĂ©conisation de Brassens. « La question n’est pas celle du cĂ©libat, mais plutĂŽt une infestation », assurait mĂȘme l’un d’eux. L’infestation dĂ©signe, en termes techniques, une possession diabolique d’ampleur.

Contrairement Ă  la possession, elle permet Ă  Satan de s’emparer de l’esprit et d’en contrĂŽler la volontĂ©. L’ñme, en revanche, demeure pure, contrairement Ă  la possession diabolique, oĂč, lĂ , c’est le bazar. 

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Pourtant, l’intĂ©ressĂ© semble plutĂŽt trĂšs bien vivre la situation cette cohabitation : Dieu soit louĂ©, meublĂ© ou non…

En Espagne, la nouvelle a choquĂ©, dĂ©couvrant coup sur coup la dĂ©mission de son ministĂšre et l’amante en quelques semaines. D’autant que Silvia Caballol est divorcĂ©e, avec deux enfants de son premier mariage.

Chose plus amusante encore, les dĂ©clarations de ce mĂȘme Ă©vĂȘque, qui en 2011 jurait que dans l’hypothĂšse oĂč il tomberait amoureux et rencontrait une femme dont il serait fortement attirĂ©, « je pense que ce qu’il y aurait Ă  faire, et ce que je ferai, serait de ne plus jamais la revoir ». Autre Ă©poque, autres mƓurs, l’ex-Ă©vĂȘque reconnaĂźt « ĂȘtre amoureux, et je veux faire les choses bien ». 

Pour ma pomme

Dans son dernier livre, Caballol, elle, emmĂšne ses lecteurs dans « le monde des prisons, de la psychopathie, des sectes, du sadisme, de la folie, de la luxure. Et progressivement, Ă  mesure que l’histoire avance, vers l’irrĂ©alitĂ© de l’immortalitĂ©, et la lutte grossiĂšre entre le bien et le mal, Dieu et Satan, les anges et les dĂ©mons ». Une genĂšse d’un autre genre.

DĂ©sormais, afin de cultiver son jardin luxuriant, l’ancien religieux, ĂągĂ© de 51 ans, a indiquĂ© qu’il tenterait de dĂ©crocher un emploi d’ingĂ©nieur agronome en Catalogne, pour demeurer auprĂšs de son autrice
 Il avait, avant de faire vƓu de cĂ©libat, obtenu un diplĂŽme en gĂ©nie agricole — rĂ©surgence du jardin d’Eden, Ă  n’en point douter.

Rappelons Ă©galement qu’il s’était aussi fait remarquer, voilĂ  quelques annĂ©es pour une scandaleuse affaire de traitement de thĂ©rapie de rĂ©orientation sexuelle, afin de ramener des gays vers le chemin hĂ©tĂ©ro. L’idĂ©e que l’homosexualitĂ© soit une maladie qui devrait ĂȘtre guĂ©rie a encore de tristes soutiens dans l’église, malgrĂ© les dĂ©clarations fermes du Pape sur le sujet.

via El Independentie

Australie : un rituel satanique diffusé accidentellement durant le journal télévisé

Australie : un rituel satanique diffusĂ© accidentellement durant le journal tĂ©lĂ©visĂ© – midilibre.fr

PubliĂ© le 25/08/2021 Ă  15:01

Vendredi, en plein journal tĂ©lĂ©visĂ© de la chaĂźne australienne ABC TV, des images d’un rituel satanique ont Ă©tĂ© accidentellement diffusĂ©es durant quelques secondes.

Les tĂ©lĂ©spectateurs ont dĂ» ĂȘtre surpris. Ils ont aperçu quelques secondes d’une cĂ©rĂ©monie satanique Ă  la fin d’un reportage sur les chiens policiers, a indiquĂ© Insider dans un article repĂ©rĂ© par Sud OuestSeules deux secondes ont Ă©tĂ© diffusĂ©es, mais cela a Ă©tĂ© suffisant pour faire rĂ©agir les internautes.

Donc lĂ  on a une cĂ©rĂ©monie satanique pendant le JT sur la chaĂźne ABC. Quelqu’un peut m’expliquer? pic.twitter.com/7yKpl9FiAV— MĂ©diatique (@mediatique) August 20, 2021

« Hail Satan »

Sur les images, un des protagonistes masquĂ© prononce « Hail Satan » (« Gloire Ă  Satan » en français). On y voit briĂšvement trois hommes, dont deux vĂȘtus de robes noires, Ă  cĂŽtĂ© d’une grande croix catholique Ă©clairĂ©e et posĂ©e Ă  l’envers. 

Au bout de deux secondes, l’image revient sur la prĂ©sentatrice en plateau, qui continue son journal tĂ©lĂ©visĂ© de la nuit comme si de rien n’Ă©tait, mais qui semble tout de mĂȘme assez dĂ©concertĂ©e par la situation.

La chaĂźne n’a fourni aucune explication. PartagĂ© par le compte Twitter australien Media Watch, l’incident cathodique a Ă©tĂ© vu plus d’un demi-million de fois.

Un rituel du temple Noosa de Satan

Selon le site Insider, le groupe satanique Le Temple Noosa de Satan pourrait ĂȘtre Ă  l’origine de cette diffusion. BasĂ© dans l’État de Queensland Ă  l’est du pays, il souhaiterait ĂȘtre autorisĂ© Ă  dispenser des cours religieux dans les Ă©coles en Australie.

Sur son compte Facebook, l’organisation a expliquĂ© samedi que la sĂ©quence apparue accidentellement vendredi provenait d’un rĂ©cent reportage diffusĂ© sur la mĂȘme chaĂźne, consacrĂ© Ă  la bataille lancĂ©e par le Temple Noosa de Satan pour autoriser les satanistes Ă  dispenser des cours de religion dans les Ă©coles australiennes.

PĂ©dophilie dans l’Église : le pape dĂ©nonce la main de « Satan »

https://www.lepoint.fr/societe/pedophilie-dans-l-eglise-le-pape-denonce-la-main-de-satan-24-02-2019-2295896_23.php

Dans un discours sur les abus sexuels perpĂ©trĂ©s sur les mineurs, le pape François a dressĂ© un parallĂšle avec les « rites paĂŻens Â» de sacrifices humains.

Source AFPPublié le 24/02/2019 à 13h08

190 personnes ont participé à ce sommet aux cÎtés du pape François. 
190 personnes ont participĂ© Ă  ce sommet aux cĂŽtĂ©s du pape François. Â© VINCENZO PINTO / POOL / AFP

L’Église catholique face Ă  ses dĂ©mons. À l’occasion d’un sommet consacrĂ© au sujet des agressions sexuelles perpĂ©trĂ©es sur des mineurs, le pape François a dressĂ© une comparaison avec le « sacrifice Â» d’enfants des « rites paĂŻens Â». « Aucun abus ne doit jamais ĂȘtre couvert [comme ce fut le cas par le passĂ©] et sous-Ă©valuĂ© Â», a-t-il dĂ©clarĂ© en clĂŽturant quatre jours d’un rendez-vous inĂ©dit de l’Église sur ce sujet qui mine la crĂ©dibilitĂ© de l’institution. « Cela me rappelle la pratique religieuse cruelle, rĂ©pandue par le passĂ© dans certaines cultures, qui consistait Ă  offrir des ĂȘtres humains – spĂ©cialement des enfants – en sacrifice dans les rites paĂŻens Â», a dĂ©clarĂ© le pape.

Le souverain pontife argentin a aussi beaucoup insistĂ© sur les dĂ©rives de certains membres du clergĂ© « devenant un instrument de Satan Â». « Dans les abus, nous voyons la main du mal qui n’Ă©pargne mĂȘme pas l’innocence des enfants Â», a-t-il martelĂ©. Pour lui, il est temps d’Ă©couter « l’Ă©cho du cri silencieux des petits Â» qui se sont retrouvĂ©s devant « des bourreaux Â» aux « cƓurs anesthĂ©siĂ©s par l’hypocrisie et le pouvoir Â». « Il s’agit de crimes abominables qui doivent disparaĂźtre de la face de la terre. Â» Beaucoup de victimes cachĂ©es dans les familles et dans divers milieux de nos sociĂ©tĂ©s le demandent Â», a-t-il en outre conclu dans son discours.

Des mesures limitées

Sur un plan concret, le chef de l’Église catholique s’est limitĂ© Ă  demander un renforcement des consignes que les confĂ©rences Ă©piscopales mondiales sont appelĂ©es Ă  mettre en place. « On n’est pas surpris, mais on n’est déçus Â», a commentĂ© le Suisse Jean-Marie FĂŒrbringer, prĂ©sent sur la place Saint-Pierre. « HonnĂȘtement, c’est un blabla pastoral, la faute du diable. Ils noient le poisson, ça permet de ne pas aborder directement les problĂšmes de l’Église Â», a-t-il assenĂ©.

De fait, le pape a consacrĂ© un trĂšs long dĂ©veloppement aux statistiques disponibles sur les abus sexuels perpĂ©trĂ©s dans le monde dans toutes les sphĂšres de la sociĂ©tĂ©, notamment dans les familles, les Ă©coles et les milieux sportifs. « Nous sommes, donc, devant un problĂšme universel et transversal qui, malheureusement, existe presque partout Â», a-t-il insistĂ©. Le pape a promis de « donner des directives uniformes pour l’Église Â», mais sans se soumettre Ă  « la pression mĂ©diatique Â», Ă©voquant avant tout des normes dĂ©jĂ  en vigueur au niveau international et au niveau ecclĂ©siastique.

« Au-dessus de toutes les polĂ©miques idĂ©ologiques Â»

Le souverain pontife, qui avait rendu ces derniers temps des hommages appuyĂ©s Ă  la presse d’investigation qui a rĂ©vĂ©lĂ© de nombreux scandales concernant des prĂȘtres, a mis en garde contre ceux qui seraient malveillants. L’Église « doit se mettre au-dessus de toutes les polĂ©miques idĂ©ologiques et des politiques journalistiques qui instrumentalisent souvent, pour des intĂ©rĂȘts divers, mĂȘme les drames vĂ©cus par les petits Â», a-t-il estimĂ©.

Durant quatre jours, le pape a voulu faire comprendre aux 190 participants de tous les continents leur « responsabilitĂ© Â» individuelle et collĂ©giale face aux scandales, et prendre aussi par le bras des Ă©piscopats d’Asie et d’Afrique affirmant, y compris cette semaine, se sentir peu concernĂ©s. Dimanche matin, tous Ă©taient d’abord rĂ©unis pour une messe dans la majestueuse salle royale du Palais apostolique, lĂ  oĂč ils avaient Ă©coutĂ© samedi dans un silence glacĂ© un jeune Chilien expliquant que subir des abus sexuels « est l’humiliation la plus grande qu’un ĂȘtre humain subit Â».

De multiples affaires Ă  travers la planĂšte

« En Ă©coutant les survivants, nous avons entendu le Christ crier dans les tĂ©nĂšbres Â», a dĂ©clarĂ© Mgr Mark Coleridge, le prĂ©sident de la confĂ©rence Ă©piscopale d’Australie, secouĂ©e par d’Ă©normes scandales, chargĂ© du sermon de cette messe. « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour ĂȘtre sĂ»rs que les horreurs du passĂ© ne se rĂ©pĂštent pas Â», a-t-il promis au nom de ses pairs. « Nous nous assurerons que ceux qui ont agressĂ© ne soient plus jamais en mesure d’offenser Ă  nouveau. Nous demanderons des comptes Ă  ceux qui ont dissimulĂ© des abus Â», a soulignĂ© l’archevĂȘque de Brisbane.

DĂ©jĂ  minĂ©e par de nombreuses affaires d’abus dissimulĂ©s, la crĂ©dibilitĂ© de l’Église catholique a Ă©tĂ© sĂ©vĂšrement entachĂ©e en 2018 par de nouveaux scandales de grande ampleur, au Chili, aux États-Unis ou encore en Allemagne. Aux prĂ©sidents de 114 confĂ©rences Ă©piscopales, chefs des Ă©glises catholiques orientales et supĂ©rieurs de congrĂ©gations religieuses, le pape avait rĂ©clamĂ© « du concret Â» dĂšs le lancement des dĂ©bats jeudi, en distribuant une feuille de route en 21 points.

Un plan d’action aprĂšs le sommet

Les organisateurs n’ont cessĂ© de rĂ©pĂ©ter que des plans d’action, voire des changements lĂ©gislatifs, seront mis en chantier dĂšs la fin du sommet. Un « vade-mecum Â» spĂ©cifiant les dĂ©marches Ă  entreprendre si un cas d’agression sexuelle Ă©merge est dĂ©jĂ  en cours de rĂ©daction pour les pays manquant d’experts.

Trois membres de la Curie ont Ă©voquĂ© la possible levĂ©e du « secret pontifical Â» pour des cas avĂ©rĂ©s d’abus sexuels du clergĂ©. Ils veulent de la transparence sur les procĂ©dures judiciaires de l’Église, qui entendent les victimes comme tĂ©moins puis ne les informent jamais de l’Ă©tat d’avancement du dossier.

Faut-il ĂȘtre sataniste pour ĂȘtre un artiste Ă  succĂšs ?

Faut-il ĂȘtre sataniste pour ĂȘtre un artiste Ă  succĂšs ? (vice.com)

Dans l’étrange milieu de la musique, il n’y pas que les leaders de groupes de death metal hurlant dans un micro leur amour pour des maladies incurables qui sont vus comme habitĂ©s par le diable. Tout bon chanteur qui se respecte se doit d’avoir, au moins un jour, Ă©tĂ© accusĂ© de pactiser avec Satan. AprĂšs tout, avoir un talent qui est perçu comme inhumain devrait ĂȘtre flatteur pour n’importe quel artiste.

DerniĂšrement, le rappeur amĂ©ricain Travis Scott s’est retrouvĂ© au coeur des thĂ©ories conspirationnistes. Le 5 novembre 2021, un de ses concerts Ă  Houston aux États-Unis s’est transformĂ© en cauchemar. Un mouvement de foule a causĂ© la mort de dix personnes et des centaines de blessĂ©s. DĂšs le lendemain, des pseudos enquĂȘteurs – des tiktokeurs â€“ ont analysĂ© les images du concert et en ont dĂ©duit un rituel sacrificiel. Dans des centaines de vidĂ©os, le rappeur est accusĂ© d’avoir offert les Ăąmes de ses fans dĂ©cĂ©dĂ©s Ă  Satan. Du t-shirt qu’il portrait qui reprĂ©sentait des dĂ©mons, Ă  la forme de la scĂšne qui ressemblait Ă  un portail avec des flammes jusqu’à la fosse en forme de croix inversĂ©e, tout est bon pour alimenter les thĂ©ories les plus fumeuses des internautes. Il faut dire que Travis Scott a mal choisi son slogan “See ya on the other side” (“on se revoit dans l’au-delà”) pour un concert qui a virĂ© au drame. 

Chez les chanteurs francophones, nombreux sont ceux aussi Ă  ĂȘtre considĂ©rĂ©s comme des suppĂŽts de satan. Surtout quand notre star nationale Johnny Hallyday chante « Je suis le fils de Lucifer, seigneur et maĂźtre de la Terre. Je sĂšme la mauvaise parole. Quand vous pleurez, moi, je rigole. » En chantant cela, ce dernier ne s’attendait pas Ă  ce que certains le prennent au pied de la lettre, alors qu’il est pourtant commun dans la musique de faire des rĂ©fĂ©rences au diable. MĂȘme le rap et la variĂ©tĂ© ont Ă©tĂ© touchĂ©s par le phĂ©nomĂšne. En lançant une ligne de vĂȘtements pour enfants, CĂ©line Dion a Ă©tĂ© accusĂ©e de satanisme par un prĂȘtre et JUL avec son signe emblĂ©matique des mains a bien sĂ»r Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme les cornes du diable – surtout avec sa couverture d’album Tchikita qui n’est autre que ce signe en feu.

« On ne se promĂšne pas avec des ailes de poulet dans les poches et je fais pas des pentagrammes le soir dans ma douche » 

Un autre rappeur marseillais a Ă©galement Ă©tĂ© accusĂ© Ă  maintes reprises de satanisme : SCH. L’artiste a mĂȘme dĂ©jĂ  donnĂ© une interview oĂč il rĂ©pond Ă  ces spĂ©culations. « Non je ne suis pas sataniste », affirme-t-il flegmatique. Dans quelques clips, le rappeur a, en effet, fait quelques rĂ©fĂ©rences Ă  l’Enfer. RĂ©putation qu’il se traĂźne maintenant comme un fardeau. « Si tous les gens qui faisaient des triangles et des ronds dans les clips Ă©taient des satanistes, on serait dans un monde bien sombre. [ 
 ] On ne se promĂšne pas avec des ailes de poulet dans les poches et je fais pas des pentagrammes le soir dans ma douche », raconte-t-il Ă  Alohanews.

Laurence Wuidar, musicologue et autrice de Musique et dĂ©monologie Ă  l’aube des temps modernes, estime que l’idĂ©e de pacte avec le diable remonte Ă  l’époque des chasses aux sorciĂšres : « Cela naĂźt avec la premiĂšre grande Ă©poque de la sorcellerie en Occident durant la fin du XVĂšme siĂšcle. La particularitĂ© de la sorciĂšre ou du sorcier est d’avoir vendu son Ăąme et conclu un pacte avec le diable. Il a d’ailleurs des signes de ce pacte avec une petite entaille dans le pouce ou derriĂšre l’oreille. Des choses discrĂštes qui sont considĂ©rĂ©es comme des signes de sorcellerie ».  À cette Ă©poque, la musique n’est pas encore directement liĂ©e aux dĂ©mons.

C’est la plus cĂ©lĂšbre oeuvre de Goethe, Faust, qui met au goĂ»t du jour le pacte avec le diable. Jusqu’alors on parlait plus de possĂ©dĂ©s que de partisans du diable. L’un est voulu (le pacte) et l’autre est imposĂ© (la possession). On cherche Ă  comprendre l’inexplicable : « Si un imbĂ©cile parle le latin, si un simplet parle grec, si quelqu’un qui n’a jamais appris Ă  jouer d’un instrument chante ou joue de maniĂšre merveilleuse, ça ne peut pas ĂȘtre une facultĂ© naturelle donc ça doit ĂȘtre une facultĂ© surnaturelle, qui est en l’occurrence soit divine soit diabolique », continue la musicologue.

« On doit expliquer ces dons musicaux exceptionnels, comprendre d’oĂč cela vient, ce qui deviendra la notion de gĂ©nie n’existe pas encore » – Laurence Wuidar

Mais attention, qui dit que cette capacitĂ© Ă  si bien jouer de la musique proviendrait du diable et non d’un miracle de Dieu ? Pour Laurence Wuidar, « on doit expliquer ces dons musicaux exceptionnels, comprendre d’oĂč cela vient, ce qui deviendra la notion de gĂ©nie n’existe pas encore. » Il faut donc discerner le diabolique du divin et vous vous en doutez, ce n’était pas toujours facile. Bien entendu lorsqu’un artiste fait des rĂ©fĂ©rences directes au diable, leur procĂšs est fait d’avance. Mais pour les autres, il faut se dĂ©cider : s’agit-il d’un saint ou un hĂ©rĂ©tique ? « C’est difficile de faire la diffĂ©rence parce qu’ils ont pas mal de points communs, il ne faut pas se planter ! GĂ©nĂ©ralement, ça passait par la vertu de l’individu et sa santĂ© mentale », termine Wuidar.

Si les complotistes se sont aujourd’hui emparĂ©s de ces thĂ©ories, il s’agissait avant tout des religieux il y a encore quelques annĂ©es. « Depuis toujours, il y a eu au sein des religions, du christianisme, de l’islam et de l’hĂ©braĂŻsme, une ambivalence intrinsĂšque concernant la musique. Elle est capable de transporter l’ñme dans les sphĂšres divines mais est aussi considĂ©rĂ©e comme quelque chose de dangereux qui pĂ©nĂštre le corps humain » dit-elle. Dans le monde hĂ©braĂŻque par exemple, David chante les psaumes et joue de son instrument pour ĂȘtre en contact avec l’esprit divin. C’est un moyen de communiquer avec Dieu. Dans le christianisme et l’islam, la musique peut aliĂ©ner notre libre arbitre et nous faire perdre la raison. Dur de savoir quoi penser de la musique aprĂšs tout ça.

La musique est ambivalente, elle peut ĂȘtre signe de possession mais aussi en ĂȘtre son remĂšde. Dans l’Ancien Testament, David montre qu’un individu peut ĂȘtre possĂ©dĂ© par le diable et qu’il faut le libĂ©rer de cette emprise par la musique. « La musique peut ĂȘtre l’élĂ©ment curatif qui permet Ă  l’individu d’ĂȘtre libĂ©rĂ© de la prĂ©sence diabolique ».

« Le premier vrai culte ouvertement satanique, remonte au milieu des annĂ©es 60, soit pile au moment oĂč on commence Ă  prendre le rock and roll au sĂ©rieux » – Lelo Jimmy Batista

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Mais si on parle de Satan depuis des siĂšcles, ce n’est pas le cas des satanistes. Lelo Jimmy Batista, journaliste culture Ă  LibĂ©ration, ancien rĂ©dacteur en chef de Noisey et auteur de plusieurs ouvrages sur le cinĂ©ma et la musique estime que le concept du satanisme remonte Ă  quelques annĂ©es seulement. « Il y a eu des prĂ©cĂ©dents dans les annĂ©es 20 avec une fraternitĂ© allemande qui s’appelait Fraternitas Saturni qui Ă©tait inspirĂ©e des poĂšmes d’Aleister Crowley et qui mĂȘlait Satan Ă  l’astrologie. Mais le premier vrai culte ouvertement satanique remonte au milieu des annĂ©es 60, soit pile au moment oĂč on commence Ă  prendre le rock and roll au sĂ©rieux. » Vu jusqu’alors comme une musique commerciale un peu dĂ©bile pour adolescents, le rock commence enfin Ă  ĂȘtre considĂ©rĂ© avec des critiques de disques poussĂ©es et des revues spĂ©cialisĂ©es. Dans le milieu des annĂ©es 60, la premiĂšre Ă©glise sataniste est fondĂ©e aux Etats-Unis, d’abord Ă  Lors Angeles puis Ă  San Francisco par Antoine LaVey. C’est ce dernier qui va vĂ©hiculer (sans pour autant l’inventer) l’esthĂ©tique du satanisme basĂ© autour des rituels secrets, de croix inversĂ©s ou encore de pentagrammes.

« La Church of Satan prĂŽne une vraie philosophie qui se base sur l’individualisme, l’autonomie et la non-conformitĂ©. Ce n’est pas du tout un truc de diables ou de dĂ©mons, c’est plus de la philosophie avec une esthĂ©tique trĂšs forte », raconte Lelo Jimmy Batista. Et cela va forcĂ©ment intriguer et attirer un certain nombre de personnes y compris des cĂ©lĂ©britĂ©s de l’époque comme le chanteur Sammy Davis Jr. « On a un packaging Ă  la fois glamour et sulfureux, qu’on peut voir comme un cousin du “sex, drugs & rock n roll”. » Une sĂ©rie de magazines Ă©rotiques, Black Magic, basĂ©s sur l’occulte et le diable voient mĂȘme le jour. Le satanisme devient Ă  la mode et inspire le cinĂ©ma, la musique, la presse. À tel point, que le Time magazine en fait sa une en juin 1972.

Couverture du Time magazine de juin 1972
COUVERTURE DU TIME MAGAZINE DE JUIN 1972

Quelques annĂ©es plus tard, dans les annĂ©es 80, le satanisme devient un culte Ă  combattre pour les fondamentalistes chrĂ©tiens. Ces derniers alertent sur les dangers de cette croyance qui pousse, selon eux, les enfants Ă  commettre des meurtres. Une psychose entretenue par quelques faits divers oĂč les meurtriers se dĂ©claraient satanistes. C’est ce qu’on appelle la “Satanic Panic”, oĂč tout le monde voit des satanistes partout. Madonna, Prince ou encore Ozzy Osbourne n’y Ă©chappent pas. « MĂȘme les dessins-animĂ©s comme Scoubidou (oĂč il y avait beaucoup de fantĂŽmes, monstres et dĂ©mons) sont accusĂ©s de satanisme et surtout les Schtroumpfs Ă©taient vus par les fondamentalistes chrĂ©tiens comme des crĂ©atures mort-vivantes et homosexuelles. »

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Il existerait mĂȘme un accord en particulier dans la musique surnommĂ© “Diabolus in musica”, connu pour sa dissonance auditive, qui permettrait d’invoquer le diable

Alors forcĂ©ment, cette obsession et cette peur du satanisme a donnĂ© quelques idĂ©es aux artistes qui ont jouĂ© et jouent toujours de ce concept. Le rappeur amĂ©ricain Lil Nas X « utilise le folklore satanique et le mĂ©lange avec l’imagerie homosexuelle », prĂ©cise Lelo Jimmy Batista, ou encore le festival français Hellfest considĂ©rĂ© comme un festival qui promet et vĂ©hicule la mort par Christine Boutin alors prĂ©sidente du parti dĂ©mocrate chrĂ©tien. « On a eu Ă©normĂ©ment de musiciens qui ont utilisĂ© l’imagerie satanique, gĂ©nĂ©ralement de maniĂšre assez peu sĂ©rieuse, juste pour l’esthĂ©tique, le cĂŽtĂ© sulfureux et attirant, mais parfois de maniĂšre plus impliquĂ©e, comme ça a Ă©tĂ© le cas avec des groupes de death metal comme Deicide, puis Ă  des degrĂ©s divers dans le black metal, des premiers groupes scandinaves comme le groupe Watain qui doit une partie de son succĂšs Ă  tout l’aspect ultra-occulte qu’il cultive. »

Il existerait mĂȘme un accord en particulier dans la musique surnommĂ© “Diabolus in musica”, connu pour sa dissonance auditive, qui permettrait d’invoquer le diable. Cet accord, appelĂ© plus communĂ©ment le triton, est totalement interdit par l’Église depuis le Moyen Âge, ce qui n’empĂȘche pas des artistes d’encore l’utiliser. ÉvitĂ© jusqu’au XIXĂšme siĂšcle, il est ensuite utilisĂ© rĂ©guliĂšrement dans la musique moderne. Jimi Hendrix, Metallica et mĂȘme le gĂ©nĂ©rique des Simpsons l’utilisent pour sa dynamique toute particuliĂšre. Heureusement, aujourd’hui, peu de complotistes connaissent le triton.

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 Les chants grĂ©goriens Graduale: Misit Dominus contiennent plusieurs tritons.

L’idĂ©e du musicien qui s’est liĂ© au diable remonte Ă  un mythe assez rĂ©cent, celui de Robert Johnson. Ce bluesman amĂ©ricain, sans talent particulier, aurait rencontrĂ© le diable et vendu son Ăąme pour devenir un virtuose de la guitare. Aujourd’hui considĂ©rĂ© comme l’un des plus grands interprĂštes de blues du XXĂšme siĂšcle, cette histoire poursuit toujours Ă  la peau de l’artiste.

ConsidĂ©rĂ© comme bon joueur d’harmonica mais mauvais guitariste, il disparaĂźt pendant quelque temps avant de revenir complĂštement transformĂ©. La lĂ©gende raconte qu’il s’est rendu au carrefour des autoroutes 49 et 61 dans le Mississippi oĂč il y aurait fait un pacte avec le diable. À son retour, l’homme joue comme un dieu et fait carriĂšre avant de mourir Ă  l’ñge de 27 ans. Il s’agit du tout premier musicien du tristement cĂ©lĂšbre Club des 27. En rĂ©alitĂ©, Robert Johnson aurait fait la rencontre d’Ike Zinnerman, musicien qui deviendra alors son mentor. C’est Ă  force de travail et d’entraĂźnement acharnĂ© qu’il reviendra avec une plus grande expĂ©rience.

Les gains de popularitĂ© soudain font d’eux des musiciens des cibles de choix pour les thĂ©ories satanistes. L’émergence des concerts n’a fait qu’accentuer cette image de l’artiste corrompu qui a, non seulement, vendu son Ăąme au diable pour rĂ©ussir dans le domaine musical mais souhaite emporter ses fans dans sa chute. « Les concerts publics sont finalement assez rĂ©cents dans l’histoire de l’humanitĂ© mais on a toujours vu le musicien comme une espĂšce de mĂ©dium entre deux rĂ©alitĂ©s, divine ou infernale » affirme Laurence Wuidar. Si assister Ă  un concert nous fait pactiser avec le dĂ©mon, il risque d’y avoir foule en bas, le jour du jugement dernier. Qui vivra verra comme on dit. En attendant il faut avouer que le titre est assez plaisant Ă  Ă©couter.

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