Mammon

Statut de cette fiche : Parole évangélique et personnification. Les traditions postérieures sont distinguées de l’enseignement catholique.

Origine et signification

Dans l’Évangile, Jésus oppose le service de Dieu à celui de « l’Argent » ou Mammon. Le mot personnifie la richesse lorsqu’elle devient un maître qui réclame le cœur humain.

Ce qu’il faut distinguer

Le passage dénonce l’idolâtrie de l’argent. Il ne livre pas nécessairement le nom propre d’un démon individuel doté d’une histoire ou d’un rang.

De la source ancienne aux réemplois modernes

Une richesse personnifiée, pas un démon nommé

Dans Matthieu 6, Jésus oppose le service de Dieu à celui de Mammon. Le mot araméen désigne la richesse ou les biens et fonctionne ici comme une personnification de ce qui asservit. Le texte évangélique ne raconte pas l’origine d’un esprit appelé Mammon.

La culture médiévale et moderne en a fait un personnage démoniaque, notamment dans la prédication, le théâtre et la poésie. Cette évolution illustre comment une abstraction morale peut devenir une figure dotée d’une apparence et d’un rang dans des catalogues ultérieurs.

Documents recommandés

  • Source écrite : Texte liturgique français : Matthieu 6 (AELF). Ce lien permet de contrôler le texte ou l’édition mobilisée dans la notice.
  • Vidéo de contexte : The Origins of Satan — ReligionForBreakfast, chaîne de vulgarisation universitaire animée par le docteur en sciences religieuses Andrew Mark Henry et suivie par plus d’un million de personnes. La vidéo replace la figure dans l’histoire des textes ; elle n’est ni une preuve d’existence ni une invitation rituelle.

Lecture catholique

L’Église affirme l’existence du diable et des démons sans transformer la foi en curiosité pour l’occulte. Toute source non canonique, folklorique ou littéraire doit rester à sa juste place. Les pratiques d’invocation, de divination et de spiritisme sont incompatibles avec la confiance due à Dieu.

Le centre de la foi chrétienne n’est pas le démon mais Jésus Christ mort et ressuscité. La puissance du Malin n’est pas infinie ; la victoire du Christ est assurée. En cas de souffrance, il faut conjuguer discernement pastoral et recours aux professionnels de santé lorsque cela est nécessaire.

Sources et repères

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