Abaddon ou Apollyon

Statut de cette fiche : Image biblique. Les traditions postérieures sont distinguées de l’enseignement catholique.

Origine et signification

Apocalypse 9 nomme l’ange de l’Abîme « Abaddon » en hébreu et « Apollyon » en grec, deux formes liées à l’idée de destruction.

Ce qu’il faut distinguer

Le passage appartient au langage symbolique de l’Apocalypse. Il ne suffit pas à construire une hiérarchie démoniaque détaillée ni à identifier cette figure à Satan sans nuance.

Origine et évolution du nom

Le nom de l’Abîme dans l’Apocalypse

Abaddôn est un mot hébreu lié à la destruction et au séjour des morts ; Apocalypse 9 lui donne pour équivalent grec Apollyôn, « le destructeur », et le présente comme l’ange de l’Abîme. Ce jeu bilingue sur le nom est une particularité essentielle de la notice.

Les sauterelles fantastiques du chapitre mêlent images guerrières, fléaux bibliques et symbolisme apocalyptique. Leur roi appartient à cette vision littéraire. Les identifications modernes avec une personne, une arme ou une catastrophe précise dépassent ce que le texte permet d’établir.

Documents recommandés

  • Source écrite : Texte liturgique français : Apocalypse 9 (AELF). Ce lien permet de contrôler le texte ou l’édition mobilisée dans la notice.
  • Vidéo de contexte : The Origins of Satan — ReligionForBreakfast, chaîne de vulgarisation universitaire animée par le docteur en sciences religieuses Andrew Mark Henry et suivie par plus d’un million de personnes. La vidéo replace la figure dans l’histoire des textes ; elle n’est ni une preuve d’existence ni une invitation rituelle.

Lecture catholique

L’Église affirme l’existence du diable et des démons sans transformer la foi en curiosité pour l’occulte. Toute source non canonique, folklorique ou littéraire doit rester à sa juste place. Les pratiques d’invocation, de divination et de spiritisme sont incompatibles avec la confiance due à Dieu.

Le centre de la foi chrétienne n’est pas le démon mais Jésus Christ mort et ressuscité. La puissance du Malin n’est pas infinie ; la victoire du Christ est assurée. En cas de souffrance, il faut conjuguer discernement pastoral et recours aux professionnels de santé lorsque cela est nécessaire.

Sources et repères

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