Béelzéboul

Statut de cette fiche : Évangiles. Les traditions postérieures sont distinguées de l’enseignement catholique.

Origine et signification

Dans les Évangiles, Béelzéboul est le nom que les adversaires de Jésus associent au « chef des démons ». Jésus répond en montrant l’absurdité d’un royaume de Satan divisé contre lui-même.

Ce qu’il faut distinguer

L’épisode manifeste l’autorité du Christ et avertit contre l’aveuglement qui attribue au mal l’œuvre de l’Esprit. Les variantes Béelzéboul et Béelzébul viennent d’une histoire linguistique complexe.

Points de méthode pour cette notice

D’un dieu philistin au “prince des démons”

Le nom Béelzéboul possède une histoire complexe. Le Deuxième Livre des Rois mentionne Baal-Zebub, dieu d’Éqrôn ; les Évangiles emploient Béelzéboul comme titre du prince des démons. Les graphies et les étymologies proposées varient selon les langues et les manuscrits.

En Marc 3, l’accusation portée contre Jésus sert surtout de point de départ à une réfutation : un royaume divisé contre lui-même ne peut subsister. Le passage ne livre ni sceau, ni hiérarchie détaillée, ni procédé rituel ; ces ajouts viennent de démonologies beaucoup plus tardives.

Lire le texte, puis voir le contexte

  • Source écrite : Texte liturgique français : Marc 3 (AELF). Ce lien permet de contrôler le texte ou l’édition mobilisée dans la notice.
  • Vidéo de contexte : The Origins of Satan — ReligionForBreakfast, chaîne de vulgarisation universitaire animée par le docteur en sciences religieuses Andrew Mark Henry et suivie par plus d’un million de personnes. La vidéo replace la figure dans l’histoire des textes ; elle n’est ni une preuve d’existence ni une invitation rituelle.

Lecture catholique

L’Église affirme l’existence du diable et des démons sans transformer la foi en curiosité pour l’occulte. Toute source non canonique, folklorique ou littéraire doit rester à sa juste place. Les pratiques d’invocation, de divination et de spiritisme sont incompatibles avec la confiance due à Dieu.

Le centre de la foi chrétienne n’est pas le démon mais Jésus Christ mort et ressuscité. La puissance du Malin n’est pas infinie ; la victoire du Christ est assurée. En cas de souffrance, il faut conjuguer discernement pastoral et recours aux professionnels de santé lorsque cela est nécessaire.

Sources et repères

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